Accro d’Actus : Vous êtes un citoyen très engagé dans des actions citoyennes dans le département du Haut-Ntem (Minvoul), votre localité d’origine, quelle lecture faites-vous du déroulement actuel de la Transition ?
Marcel Mbegha Ondzaga: Je tiens d’abord à vous remercier de m’avoir donné une fois de plus l’opportunité de s’exprimer sur votre média. Je profite également de l’occasion pour vous adresser mes vœux les meilleurs en cette nouvelle année 2025.
S’agissant du déroulement actuel de la Transition, je pense en toute objectivité que sa mise en œuvre est en phase d’une manière générale, avec les grands axes définis par les militaires (CTRI) à la suite de leur prise du pouvoir le 30 aout 2023, notamment pour ce qui est de la restauration des institutions. Des étapes très importantes ont été franchies, à savoir, l’organisation du Dialogue National Inclusif, la mise en place d’un Parlement de de Transition, l’adoption par voie référendaire d’une loi fondamentale (Constitution), etc.
Pour ma part, cette Transition est marquée par des efforts concertés pour une gouvernance plus transparente et inclusive.
AA : La révision de la liste électorale a débuté le 2 janvier 2025 comme annoncé par le Ministère de l’Intérieur. En quoi cette étape est-elle importante pour la Transition ?
MMO : La révision de la liste électorale est en effet très importante pour la Transition, car cette opération qui est considérée comme un jalon majeur avant la fin de la Transition, revêt un caractère importantissime, d’une part, pour l’élection des acteurs clés de certaines institutions comme la Présidence de la République et le Parlement, d’autre part, pour le vote des membres appartenant aux conseils relatifs aux collectivités locales.
Il faut également ajouter, que s’enrôler sur la liste électorale, à terme, donne la possibilité à chaque citoyen de pouvoir choisir le nouveau Président de la République, étape qui marquera la fin du processus de la Transition.
AA: Un peu plus d'une semaine avant la clôture de l'opération d'enrôlement, on remarque un faible taux d’engouement des populations. Qu’est-ce qui peut expliquer cette situation ?
MMO : Je ne pourrais me prononcer par l’affirmative qu’il y a une faible mobilisation à s’inscrire sur la liste électorale en l’absence des statistiques qui le démontrent. Qu’à cela ne tienne, je voudrais exhorter les citoyens gabonais en âge de voter, de bien vouloir s’enrôler massivement afin d’exercer leur droit de vote qui concourt au renouvellement de la classe politique dans notre pays. Le changement que nous souhaitons tant, passe par le choix des bons acteurs qui sont capables de nous garantir un avenir meilleur.
AA : De nombreux adolescents de 18 ans à 21 ans ne comprennent pas l’importance de se faire enrôler. Que pouvez-vous leur dire ?
MMO : A l’endroit des jeunes de cette tranche d’âge, je leur dirai tout simplement, que l’acte qui consiste à s’enrôler sur la liste électorale, leur permettra de choisir les citoyens qui décideront à un moment donné de leur avenir. Choisir par la voie élective un citoyen ou une citoyen qui posera des actes en leur nom est d’une importance à ne plus démontrer.
AA : Quel message pouvez-vous adresser à la communauté minvouloise concernant l’opération relative à l’inscription sur la liste électorale ?
MMO : Un message très simple qui consiste à dire, que l’acte posé par les militaires réunis au sein du CTRI, le 30 août 2023, offre une opportunité unique à notre localité aux fins de lui redonner ses lettres de noblesse en s’appuyant sur une vision et une stratégie de développement claire et réaliste. Pour atteindre cet objectif et concrétiser ses propos, le passage à la case élection est obligatoire. D’où la nécessité de s’inscrire sur la liste électorale pour participer à la matérialisation de cette ambition noble au bénéfice de tous.
E.D.A.