« Nous avons suivi votre présentation, nous avons reçu des éclaircissements et avons formé des arguments à votre adresse, avant de nous retirer pour délibérer. Après ce débat, votre thèse a été acceptée avec la mention très honorable et les félicitations du jury ». C’est le verdict rendu par le jury composé des Professeurs, Jacques François Mavoungou (Président), Ayola Akim Adegnika (Examinateur), Cyrille Bisseye (Rapporteur), Ludovic Mewono (Rapporteur), au terme de la soutenance de Reinne Moutongo ep Mouandza Mouandza.
Une décision qui récompense un travail de recherche de plus de 4 ans sur l’« Impact d’une stratégie “ test and treat” plus prévention de l’onchocerose et de la loaose sur la prévalence et l’incidence de l’onchocercose, des geohelminthoses et de la loaose hypermicrofilaremique dans les foyers d’onchocercose du Gabon », sous la direction des Professeurs Marielle Karine Bouyou Akotet et Denise Patricia Mawili Mboumba.
« L’appréciation est méritée, parce que son travail a été bien mené dans des conditions difficiles, notamment pendant la période COVID-19. Elle pouvait aussi abandonner. Mais elle a persévéré pour nous délivrer aujourd’hui des résultats que nous allons partager avec le monde scientifique », s’est félicité le Pr Jacques François Mavoungou, président du jury.
Grâce à un financement obtenu de l’Organisation de coordination pour la lutte contre les endémies en Afrique centrale (OCEAC), elle a arpenté les zones les plus reculées du pays pour évaluer la prévalence de l’onchocercose, des filarioses et des géohelmintes, maladies tropicales négligées (MTN) chez les populations vivant dans les zones endémiques. Les résultats des travaux de Dr Moutongo ont montré « une prévalence très élevée de ces parasitoses dans les zones reculées du Gabon ». Selon Dr Moutongo, cette situation est en partie liée à la difficulté d’accès aux soins de santé dans les zones reculées. « L’onchocercose est une maladie invalidante qui peut conduire à la perte totale de la vue. Les résultats de cette thèse viennent répondre à un besoin réel et pourraient être utilisées pour améliorer les programmes de lutte contre les parasitoses », a-t-elle précisé.
Selon le Pr Jacques François Mavoungou, au moment où l’on parle de plus en plus d’inciter les jeunes filles à embrasser les carrières scientifiques, Dr Reinne Moutongo épouse Mouandza Mouandza montre que la science n’a pas de sexe et que l’on peut faire des études de sciences et les conclure de la plus belle des manières, malgré les difficultés inhérentes à cet exercice exigeant.
Désormais matricule 001 de l’Ecole doctorale en Sciences biologiques, Dr Moutongo ep Mouandza Mouandza a reçu les encouragements de son époux et de plusieurs parents, amis et connaissances ayant pris part à cette soutenance de thèse.
E.D.A